Oooh, Tax Me

Fin février, le temps des impots est arrivé. C’est un peu spécial pour nous puisque c’est à la fois notre première déclaration d’impôts et la première au Canada. On a passé un petit moment dessus dimanche après-midi déjà, et quelques questions restent en suspens comme la possibilité de récupérer quelques $$ pour avoir été étudiant une partie de l’année. On a jusqu’au 30 avril pour la soumettre, et ca ne sera pas de trop vu la complexité de l’engin.


A big pile of fiscal delightComme d’habitude, tout est 2 fois plus complexe ici grâce à la sportive concurrence que se livrent les gouvernements fédéral et provincial. Et quand il s’agit de leur financement, ils sont très motivés : les deux guides explicatifs nous rappellent instantanément que le Canada est un grand producteur de papier et que, du coup, ça coute pas cher.

À leur décharge, signalons quand-même que les deux guides fédéral et provincial se référencent l’un l’autre. Je n’ai toujours pas décidé si c’était dans un objectif de clarté ou pour mieux nous perdre; ce n’est pas très important puisque j’ai abandonné la lecture dudit guide (j’ai commencé avec le fédéral, mais le québecois n’est pas beaucoup plus engageant) sur un coup du genre : « … le souscripteur ayant droit aux prestations reportées du bénéficiaire principal au titre de la couverture de base partagée du régime spécifique … ». Ah oui, j’ai trouvé que la qualité du français était excellente aussi bien pour le Québec que pour le fédéral. Ça m’a même rendu très humble quand à ma maîtrise de ma langue maternelle.

N’étant pas comptables fiscalistes, et ayant par ailleurs un emploi à temps plein et une collection de DVD en pleine explosion, nous avons donc comme des millions de résidents canadiens décidé de faire appel à un service de calcul des impôts. On en a pris un en ligne – la sélection Google a été rude : près de 5s de recherche! Difficile de faire mieux après 3 pages du guide fédéral, ça met la patience à rude épreuve.

Pour l’instant il a l’air pas mal, il pose quelques questions et calcule – tenez-vous bien – les DEUX déclarations à partir des mêmes informations de base! Ça s’appuie probablement (hypothèse personnelle, encore une fois je n’y connais manifestement rien) sur le constat simple mais pointu que les revenus et dépenses sont les mêmes de toute façon. Il fallait y penser. Pour convaincre les sceptiques, le logiciel miracle fait même le report du montant déductible de la ligne 459A vers la demande de crédit de TPS à l’annexe 16/B. Un vrai régal. Bon, évidemment ca coûte environ $20 chacun, montant que l’on récupère probablement facilement en erreurs évitées et déductions manquées.

Pour résumer, disons que c’est un système bien rôdé pour les firmes de comptables puisqu’il est à peu près impossible de réussir une – pardon, deux – déclaration juste et optimale à la main sans être expert. Mais, l’espoir n’est pas perdu : l’argent dépensé pour un service d’aide à la déclaration est déductible d’impôts…

…au fédéral seulement. Oh, Canada.

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